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DICTONS et PROVERBES



DICTONS et PROVERBES FRANCAIS



- Les rougeurs du matin font tourner les moulins. les rougeurs du soir font mouvoir l'arrosoir ! : Les nuages rouges que l'on voit au lever du soleil, sont présage de pluie ; ceux du couchant annoncent le soleil, il faudra donc se servir de l'arrosoir le lendemain.

- C' est toujours la queue la plus difficile à écorcher ! C'est toujours la finition d'un travail qui donne le plus de peine.

- Passée la fête. passé le saint ! - Chaque chose doit être faite en son temps, après il est trop tard.

- Quand ça va, faut aller avec ! - Quand on n'a pas d'ennui ou de souci, il ne faut pas en chercher.

- Qui cherche rogne trouve chogne ! ( voir l'expression "chercher des rognes" et le mot "chogne") : Qui cherche querelle risque fort d'avoir des ennuis.




DICTONS et PROVERBES PATOIS



- Quand lo tsîvre bê1' elle pâ on gô : ( Quand la chèvre bêle elle perd un morceau) : Quand on fait autre chose que son travail, on perd son temps. Se disait également par plaisanterie à quelqu'un qui parlait en mangeant.

- Prille pou ta Bénétru ! (Prie pour toi Bénétru!): Plutôt que de t'occuper des affaires des autres, tu ferais mieux de t'intéresser aux tiennes qui en ont bien besoin!

- Peuto tsatt'o biau mînon ! (vilaine chatte, beau chaton): Se disait par plaisanterie d'une femme laide qui avait un bel enfant. Ce dicton voulait dire aussi que les enfants n'ont pas toujours les défauts reprochés à leurs parents.

- On crie tant nouvé qui vint ! (On chante tellement Noël qu'à la fin il arrive). quand on ne se décourage pas, on arrive à un résultat. Tout arrive pour qui sait attendre et espérer.

- è lè k'ma l'saint d'Beuilcul, è lo ne fouâch' ne vertu ! (il est comme le saint de Billecul, il n'a ni force ni vertu). Se disait de quelqu'un (ou de quelque chose) sur lequel on ne pouvait compter, qui n'était bon à rien, qui n'avait aucune force, aucune puissance. (Le saint de Billecul est Claude-François du TRONCHET, connu sous le nom de Jean-Baptiste de Bourgogne, ou Jean-Baptiste de Mièges, né le 3O Août I700, mort à Naples le 22 mars 1726. Il était ministre provincial du couvent de St Bonaventure de Rome. Les nombreux miracles opérés par son intercession pendant sa vie et surtout après sa mort, ont donné lieu à une introduction pour sa canonisation. (Dictionnaire des Communes du Jura par Rousset -1856-). Ce dicton laisse à penser que les miracles opérés par le saint de Billecul ne l'ont pas été en faveur de ses compatriotes !

- A lo miô le sètouo douâ son sô ! ( à la mi-août le faucheur dort tout son soûl): Autrefois, les faucheurs commençaient leur travail le lever du jour et ne le terminaient qu'à la nuit. Au 15 août, les nuits sont suffisamment longues pour permettre un repos réparateur.

- y yéro d'lo nèd' z s'tûvâ, lè van-neriaux sont hauts ! il y aura de la neige cet hiver, les grandes gentianes sont hautes). On avait remarqué que plus les grandes gentianes étaient hautes, plus il y avait de neige l'hiver suivant.

- Y veut plour deman, yo d'lo greub'o da l'bê ! (il pleuvra demain, il y a de la "greube" (voir ce mot) dans le "bas" (voir ce mot)). Les petites brumes au courant annoncent de la pluie pour le lendemain.

- Pou qué saint qu'ce seille, ora pro nobis ! (Pour quel saint que ce soit, priez pour nous). Cette expression signifiez quelle que soit la personne ou la chose dont il est question, cela ne change rien au problème. Elle vient de la mésaventure survenue à un curé qui, en récitant les litanies des saints, n'arrivait pas à lire le nom d'un saint: saint... saint .. ? Alors un des assistants intervint: pou qué saint qu'ce seille, ora pro nobis !

- Que n' pougniate ne frout' saîlle ! (qui ne sème pas ne récolte pas). "pougnater" : semer à la poignée. "frout'sailli": récolter avec "lo frout's" la fourche.

- Quand t'sétion s'éd' nion n'se crév' ! (Quand chacun "s'aide" personne ne se crève. Quand chacun apporte son aide, personne n'a besoin de se fatiguer exagérément.

- Yo toud'z à faire da lè gros trains ! (Il y a toujours du travail dans les gros trains). Dans les gros "trains de culture" ou dans les maisons importantes, il y a toujours du travail à faire et on n'a jamais de loisirs.